Un prophète, roi des césars

mars 1, 2010 | Culture, Sarah Juanole

«Au bout d'un moment, c'est peut-être gênant », a commenté Jacques Audiard, dont le film Un prophète a raflé 9 récompenses.
«Au bout d’un moment, c’est peut-être gênant », a commenté Jacques Audiard, dont le film Un prophète a raflé 9 récompenses. Crédits photo : AFP

Sans surprise, le film de Jacques Audiard a raflé la plupart des récompenses, comme les Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur espoir masculin, du meilleur second rôle masculin et celui du meilleur scénario.

Sans surprise, Un prophète de Jacques Audiard a raflé la plupart des récompenses – neuf sur les treize nominations qu’il avait reçu- : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario…De quoi rendre la soirée quelque peu monotone pour les autres nommés. Welcome de Philippe Lioret, dans lequel Vincent Lindon incarne un maître-nageur calaisien qui vient en aide à un réfugié kurde qui souhaite traverser la Manche à la nage, est ainsi reparti bredouille , alors qu’il était cité dix fois.

Source: www.lefigaro.fr

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En ce moment, à l’Avenida 5 cines !!

Nos enfants nous accuseront

février 28, 2010 | Alimentation, Audrey Sani, Cinéma social, Professeurs de l'Institut Culturel Français

Nos enfants nous accuseront un film de Jean-Paul Jaud

Un titre qui interpelle, qui effraye même. Pourtant, « Nos enfants nous accuseront » n’est pas un énième film-documentaire alarmiste suscitant culpabilité et abattement. S’il ne manque pas de dénoncer les dangers de l’agriculture chimique, tant pour les consommateurs que pour les agriculteurs, il raconte aussi, avec saveur et poésie, l’histoire d’une cantine scolaire qui invite le bio à sa table. Et la prise de conscience de tout un village…

Barjac, petit village du Gard (France). A proximité, des champs s’étalent à perte de vue. Les vignobles et vergers effleurent les maisons de brique entourant le clocher de l’église. Un paysage idyllique sur grand écran, accompagné d’une bande sonore où se côtoient chants de criquets et d’oiseaux. Les senteurs du Sud semblent émaner de la pellicule… Tout au long du documentaire « Nos enfants nous accuseront », les richesses de la nature sautent aux yeux, résonnent, sentent, goûtent… Rappelant inévitablement que l’homme se doit de respecter ces trésors naturels. Surtout lorsqu’au milieu de ce paysage magnifique, digne de « La petite maison dans la prairie », se dessine un agriculteur sur son tracteur, en plein épendage de pesticides. Surtout, aussi lorsque se faufilent des images de spécialistes, réunis à l’occasion d’un colloque sur l’environnement et la santé durable. Des spécialistes qui n’ont de cesse de tirer la sonnette d’alarme, déversant chiffres alarmants et revendications inéluctables. Surtout, enfin, quand des témoignages touchants de victimes de maladies liées à l’utilisation de produits chimiques viennent ébranler la beauté de la nature.

Dans le film-documentaire « Nos enfants nous accuseront », il ne s’agit pas uniquement de constater les ravages, mais aussi d’agir, en témoigne la volonté de la municipalité de Barjac d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. L’ensemble de la communauté scolaire emboîte le pas. L’institutrice éveille ses élèves aux joies du potager. Les cuisiniers redécouvrent leur métier un peu oublié par l’automatisme du surgelé et préparent des mets sains, à partir de produits issus de l’agriculture biologique. Une démarche qui très vite se mue en prise de conscience plus large, et parfois même en changements de comportements, du côté des parents et d’autres habitants. Désormais, chacun regarde son assiette d’un autre œil et s’interroge sur les dangers d’une agriculture déversant chaque année en France 76 000 tonnes de pesticides.

« Nos enfants nous accuseront » met en avant une démarche émanant d’un petit village de campagne, où la participation des habitants à la vie collective est prégnante. Il s’agit bien entendu d’étendre la démarche et de l’adapter en ville où les réalités sont toutes autres. Le film montre que le maire de Barjac est sollicité par d’autres villages… Ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ?

Céline Teret

CHAUFFARDS D’APPOINT

février 25, 2010 | Article, Catherine Botrel, Société

Permis. Sur le Web ou en famille, le trafic de points prospère. Une petite pratique sociale, ou vénale, menacée par la loi sur la sécurité intérieure.

Par EMMANUÈLE PEYRET, LE 25-02-2010, WWW.LIBERATION.FR

Elle est devenue une star virtuelle, presque au même rang (toutes proportions gardées) que Lara Croft : la mamie de 84 ans flashée à 180 à l’heure près du Macumba de Châteauroux à 5 heures du matin dans la nuit de samedi à dimanche. L’exemple parfait de l’infraction type en matière de revente de points de permis : «Dis mamie, vu que tu conduis plus depuis quinze ans, tu pourrais pas me refiler quatre points ni vu ni connu ?» Cette mamie-là, mon vieux, elle est terrible, une icône du trafic de points en famille, un vrai symbole, désormais visé par le projet de Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite joliment «Loppsi II».

La Loppsi, qui va durcir la répression visant ce trafic, prévoit en effet de sanctionner de la même manière le fait de donner, de mettre en vente, de vendre et également d’inciter à vendre des points. Ces comportements seront punis d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison et 15 000 euros d’amende. Ce qui est visé, c’est donc ces arrangements en famille, mais également la revente de points sur le Net, qui fait fureur depuis l’installation en 2005 des radars super-radarisants.

Cool. Les internautes aguerris ont du coup deux fois plus de souci à se faire : s’adonner à ce trafic de manière récurrente ou s’en vanter sur le Web en faisant sa propre pub porte la sanction à un an d’emprisonnement et à 30 000 euros d’amende. Sans compter les sanctions complémentaires : suspension de permis, confiscation du véhicule, travail d’intérêt général, stage de sensibilisation à la sécurité routière (deux jours qui coûtent jusqu’à 280 euros pour 4 points récupérés d’un coup).

Il y a deux façons de trafiquer ses points. Primo, dans son entourage, à la cool un rien mafieuse et total illégale : «mais bon, le permis, on en a besoin pour travailler». Les gens les plus exposés étant «les chauffeurs routiers, les conducteurs professionnels, et toutes les personnes dont le métier nécessite des trajets fréquents (taxis, commerciaux…)», explique-t-on à la Sécurité routière, ajoutant que ces «personnes bénéficient du même capital de points sur leur permis que les autres».

Secondo, la revente, totalement vénale, qu’on trouve ouvertement sur le Net : «Je vends mes points de permis B pour la somme de 300 euros, RDV sur IDF. La contravention est à votre charge. […] Pour infraction mineure sans poursuites judiciaires, me fournir lors de la transaction la photocopie de la contravention. Paiement en espèces avant la signature. Discrétion assurée.» Suit une adresse mail, voire un numéro de portable… La revente de points peut atteindre les 700 euros, le chiffre exact de ce business étant impossible à quantifier, selon la Sécurité routière.

Ce qu’on connaît, ce sont les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, qui se félicite de l’efficacité du permis à points dans son bilan 2008 (celui de 2009 n’est pas encore disponible) et note une légère diminution du nombre de points retirés : 9 501 484, soit une baisse de 0,5% par rapport à 2007. Et le nombre de permis ayant perdu tous leurs points augmente moins fortement : il s’établit à 98 057, soit + 11% par rapport à 2007. Un chiffre qui représente moins de 0,3% du nombre total de conducteurs français (37 millions). Sans doute la peur du gendarme ou, si on a foi en l’humanité, un meilleur comportement sur la route expliquent ces chiffres. Irait-on vers le mieux ? En tout cas, dans près de huit cas sur dix, ce sont des infractions graves qui sont à l’origine des accidents sur les routes. Et l’alcool en est toujours le premier facteur.

Éthylotest. La Loppsi prévoit donc l’instauration d’une peine complémentaire et non automatique : l’interdiction de conduire un véhicule qui ne soit pas équipé d’un dispositif d’antidémarrage par éthylotest électronique… Reste à savoir si la répression et les sanctions suffiront à mettre un terme aux petits trafics.

Les hommes gagnent plus que les femmes dès le début de carrière

février 25, 2010 | Article, Catherine Botrel, Société

Et pourtant, elles sont globalement plus diplômées que la gent masculine…

L’Insee publie une étude sur le sujet aujourd’hui, 24 février 2010.

Cherchez l’erreur. Les jeunes femmes ont beau être plus formées que les hommes de leur âge, elles gagnent moins d’argent…  Dans sa dernière enquête publiée ce mercredi, l’Insee se penche sur les différences entre hommes et femmes en début de carrière.

Reprenons. Au cours des 25 dernières années, les femmes n’ont cessé de creuser l’écart avec les hommes en matière d’études. En 1984, 19% des garçons et 20% des filles (entrés dans la vie active depuis moins de six ans), avaient un diplôme de l’enseignement supérieur. En 2008, elles sont 51% contre 37% de garçons.

Parce que mieux formées, les filles accèdent plus facilement à des emplois qualifiés. En 2008, 48% des jeunes filles occupent une profession intermédiaire ou un emploi de cadre, contre 43 % des garçons.

Si l’on compare les taux de chômage

Elles sont également un peu plus protégées du risque de chômage que les garçons. Soit un taux de chômage de 14% pour les femmes entrant dans la vie active contre 16% pour les hommes. Mais, quand on place le curseur à niveau de diplôme égal, le taux de chômage des femmes reste souvent plus élevé… Elément d’explication de l’Insee: «les spécialités de formation qu’elles choisissent ne correspondent pas toujours aux besoins du marché du travail».

Elles ont aussi plus de chance d’être en situation de sous-emploi. «En 2008, 11 % des débutantes occupant un emploi souhaitent travailler davantage contre seulement 4 % des débutants…»

Si l’on compare les salaires

Autre constat: les femmes gagnent moins que leurs collègues hommes dès le début de carrière. L’écart est de 10% en comparant le salaire médian (la moitié des actifs gagne moins et que l’autre moitié gagne plus). Il s’élève à 1380 euros par mois (salaire net) pour les hommes et 1260 euros pour les femmes en 2008.

Et les écarts de salaire sont plus élevés encore aux deux extrémités des niveaux de diplôme (sans-diplôme et diplômés du supérieur long). «En moyenne entre 2003 et 2008, les hommes non diplômés gagnent en début de vie active 23 % de plus que les femmes de même niveau. Chez les diplômés du supérieur long, cet écart est de 21 %. Mais il se réduit à 7 % parmi les titulaires d’un diplôme de niveau bac + 2.»

Le temps partiel explique en partie ces différences de salaires, selon l’Insee. Une jeune femme sur cinq travaille à temps partiel, contre seulement un jeune homme sur quinze. Sauf que «chez les diplômés du supérieur, le temps partiel est peu fréquent et n’explique qu’une faible partie des écarts salariaux…»

Rappelons que tous âges confondus, l’écart de salaires en faveur des hommes est plus important : + 19 % tous emplois confondus, + 12 % à temps plein.

source : www.liberation.fr

Poème sur l’amour

février 15, 2010 | Langue française, Sarah Juanole

Poème sur l’amour écrit par Belén Guerrero Ramos, élève de C1.

Mots imposés (déterminés par la classe) : les cadeaux, les roses rouges, sourire, s’embrasser, se promener, une rivière, Venise, un parc les bises, la joie, le bonheur, le restaurant, le lit, se manger, le plaisir, la faillite.

Belén a choisi d’utiliser la technique du lipogramme: poème écrit sans la lettre ‘f’

La Saint Valentin est proche

Les amoureux achètent leurs cadeaux

Les roses rouges sont partout

Sourire, s’embrasser

Ce n’est pas si compliqué

Se promener dans une rivière,

Dans un parc ou à Venise

Où les romantiques se donnent des bises

On perçoit l’amour, la joie et le bonheur

On doit comprendre qu’ils sont amoureux!

Et c’est pour ça qu’ils vont au restaurant,

Après au lit

Pour se manger et se donner du plaisir.

Merci Bélen d’avoir joué le jeu!!

On savait (devenir grand), La grande Sophie

février 15, 2010 | Chansons, Sarah Juanole

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On avait les cheveux longs
Des dents de lait et pourtant
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

On chassait les papillons
On posait plein de questions
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

On collectionnait les billes
On sentait bon la vanille
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

On était toujours jaloux
Et on attrapait des poux
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

Qui aurait pu nous le dire
Qui aurait su nous l’écrire
Qui avait la solution
Pour ne jamais devenir grand

On partait dans les nuages
Cueillir des pensées sauvages
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

On courait jusqu’à plus soif
On se faisait des grimaces
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

Qui aurait pu nous le dire
Qui aurait su nous l’écrire
Qui avait la solution
Pour ne jamais devenir grand

Devenir grand…

On voulait toujours faire vite
Avant de prendre la fuite
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

On avait la varicelle
On était bien trop cruel
On savait, on savait, que ça n’allait pas durer

Qui aurait pu nous le dire
Qui aurait su nous l’écrire
Qui avait la solution
Pour ne jamais devenir grand

Tété vous invite à pousser sa chansonnette !

février 14, 2010 | Catherine Botrel, Chansons, Liens

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Chanson « L’envie et le dédain »

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J’aimerai tellement : JENA LEE

février 12, 2010 | Amal Moufdy, Chansons, Enfants et jeunes

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Texte :

Ce n’est qu’une larme,juste un reste du passé,
Dont je m’éloigne,mais qui ne cesse de me hanter,
Ce n’est qu’une larme, qui entaille mes pensées,
Je retrouve mon âme ton regard me donne envie d’avancer,

Eh eh oh oh Laisse moi l’oublier
Eh eh oh oh Laisse moi l’effacer
Eh eh oh oh Pour mieux tout te donner …

Ref :

J’aimerai tellement te dire ce que veut mon coeur,
Mais je n’ai plus les mots,
J’aimerai tellement te dire que je n’ai plus peur,
Mais ces mots sonnent faux
Je dois tout recommencer une nouvelle fois,
Bébé pardonne moi si je fais un faux pas,
Tu sais j’aimerai tellement te dire ce que veut mon coeur,
Mais je n’ai plus les mots,

J’ai peur de cette flamme,qui avant toi m’a brûlé,
Tes yeux me désarme, je n’ose plus les affronter,
Mes rêves se fanent, seul le temps pourra m’aider,
Mais quand tu t’éloigne, j’ai finalement envie de te voir rester.

Eh eh oh oh tu sais me parler
Eh eh oh oh tu sais m’écouter
Eh eh oh oh Bébé … Laisse moi juste me retrouver

Ref x1.

J’aimerai tellement donner autant, que toi
Je trouverai les mots que tu attends, pour toi
Je te demande, je te demande juste du temps,

J’aimerai tellement te dire ce que veut mon coeur,
mais je n’ai pas les mots
j’aimerai te dire que je n’ai plus peur,
mais ces mots sonnent faux,
je dois tout recommencer une nouvelle fois (aimer une nouvelle fois)
Bébé pardonne moi si je fais un faux pas (si je fais un faux pas)
Tu sais j’aimerai tellement te dire ce que veut mon coeur (bébé pardonne moi)
et je trouverai les mots,

j’aimerai tellement te dire ce que veut mon coeur
mais je n’ai plus les mots,
j’aimerai tellement te dire que je n’ai plus peur,
mais ces mots sonnent faux,
Je dois tout recommencer une nouvelle fois (apprendre à aimer une nouvelle fois)
Bébé pardonne moi si je fais un faux pas,
Tu sais j’aimerai tellement te dire ce que veut mon coeur, (j’aimerai tellement)
Et je trouverai les mots,

Saint Valentin à Roquemaure

février 12, 2010 | Amal Moufdy, Vidéos reportages

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Pour plus d’informations, je vous invite à surfer sur le site:

http://www.saintvalentin.org/

Bibliothèque nationale de France

février 5, 2010 | Professeurs de l'Institut Culturel Français

Des livres on-line

L\’abécédaire du du début du XXème siècle